Julian sortit du château, voulant profiter d'un peu d'air frais. Il prit une grande respiration, sentant le début de l'hiver, les feuilles des chênes, les épines des sapins. Il décida d'aller aux jardins, n'étant jamais y aller. Il marchait, et sentait maintenant une tempête à l'horizon. Il regardait autour de lui. Il n'y avait aucun vent, aucun bruit. C'était peut-être son imagination? Impossible. Il n'avait jamais eu une imagination très dévellopée.
Il alla aux jardins, ne voyant personne. Il vit une marguerite, et sourit. Enfant, quand on était amoureux, on arrachait les pétales d'une marguerite, en chantant la petite comptite. Souvent, on croyait à cette supersition. C'était complétement stupide, et Julian eut quand même envie d'essayer. Il s'approcha, prit la marguerite blanche dans ses mains, et pensait à son amoureuse du moment, celle pour qui il vivait jour après jour: Isabella Miller.
Elle m'aime, elle ne m'aime pas, elle m'aime..Chantant la petite comptine enfantile, il souriait, riant presque aux éclats. Lorsque la maguerite n'eut plus de pétale, il la lâcha, sentant encore l'odeur d'une tempête. Pourtant, aucun vent, aucun bruit, tous au repos. Il vit alors une silhouette arriver vers lui. Il sourit. Qui était-ce?